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La Tunisie a compris que la situation de l’environnement nécessite des gestes forts, un positionnement aux avant-postes pour apporter les remèdes qu’il faut à notre planète malade. Voilà le sens des 4,6 milliards de dinars investis dans le pays en 2009 pour préserver l’environnement. Cette somme a été ventilée dans des programmes de grande envergure qui sous-tendent les efforts gouvernementaux pour un développement durable et un secteur environnemental sain.
La 15ème édition de la commission nationale du développement durable, sous la présidence du Premier ministre M. Mohamed Ghannouchi, a été une occasion pour égrainer les réalisations dans ce domaine. Tout d’abord ce chiffre des 4,6 milliards injectés dans la protection de l’environnement à la fin de 2009 donne la mesure des efforts déployés par les autorités tunisiennes, surtout quand on compare cela avec les 2,6 milliards de dinars décaissés il y a 22 ans. Ce bond quantitatif et, chose plus importante, qualitatif montre que le pays, comme toutes les nations responsables, est conscient qu’il faut dépasser le simple diagnostic alarmiste sur l’état de la terre et qu’il faut agir concrètement. La démarche volontariste de la nation tunisienne est impulsée par un Président de la République qui ne néglige aucun des leviers essentiels pour promouvoir la nécessité d’être un pays écologiquement impliqué.
Les objectifs de la Tunisie en matière environnemental ont des noms, des chiffres, des réalisations qui parlent d’eux-mêmes. On sait par exemple qu’à la fin de 2009, l’activisme des politiques publiques a permis d’avoir jusqu’à 16,23 m2 de surface verte par habitant et une couverture végétale atteignant 13,04%. Le ministre tunisien du Transport, un des grands acteurs de la 15ème commission nationale du développement durable, a détaillé les grandes avancées du Transport ferroviaire comme autant de moyens pour maîtriser les dépenses d’énergie et réduire considérablement la pollution. Le réseau ferroviaire rapide (RFR) devrait compléter le dispositif en place et contribuer à révolutionner le domaine du transport en Tunisie. Le ministre tunisien de l’Industrie et de la Technologie, l’autre poids lourd de la manifestation, a aussi passé en revue les ambitieux programmes nationaux pour amoindrir les coûts énergétiques et vulgariser le recours aux énergies renouvelables sources de réduction drastique des émissions de gaz carbonique.
Mais ce qu’il faut retenir essentiellement de la dynamique de la protection de l’environnement en Tunisie, c’est le programme présidentiel 2009-2014 qui a mis sur pied pas moins de 5 commissions pour s’attaquer au défit du 21ème siècle. Ces commissions vont œuvrer pour promouvoir une citoyenneté écologique, s’occuper de la mise à niveau environnementale, sensibiliser sur la préservation des précieuses ressources naturelles… Bref faire en sorte que notre avenir soit moins sombre que ne le disent les prédictions des climatologues.
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